Par Famille JOLYS / juillet 31, 2026
Jour 1 : Dimanche 26 juillet
C’est décidé, nous faisons une pause dans nos travaux. Le chantier est loin d’être terminé mais la fatigue se fait sentir. Nous partons épuisés mais ravis que la peinture soit terminée. Tous les matériaux à l’exception du carrelage de l’entrée sont arrivés. Nous pourrons répondre à notre retour : tapisserie, électricité, plancher et carrelage.
Nous sommes partis à 5 heures du matin en ce dimanche 26 juillet. C’était une bonne idée car il y a énormément de monde sur la route. Nous sommes contents d’être 3 conducteurs. C’est confortable pour accomplir les 1200 kilomètres qui nous séparent des Gorges du Loup. Nous évitons Bordeaux et les immenses incendies qui sévissent. Nous passons par Saint Etienne, Lyon, la vallée du Rhône. Nous arrivons à 17h, épuisés mais heureux. Le camping 4 étoiles est dans la vallée. Les propriétaires sont charmants. C’est très calme ; idéal pour nos premiers jours dédiés au repos. Ce sera également un spot idéal pour visiter : Grasse, Cannes, Nice, Saint Paul de Vence, Saint Rémi de Provence…
La piscine donne sur un paysage grandiose. Avec ces dernières canicules, nous avons arrêté le sport. Nous peinons un peu pour rejoindre les sanitaires, tout en bas du camping, à l’opposé de notre emplacement, tout en haut.

Jour 2 : lundi 27 Juillet
Matinée tranquille à lire, se reposer et se baigner dans la jolie piscine avec vue sur les montagnes.
L’après-midi, nous partons randonner, assez tard. Nous suivons la ligne de chemin de fer depuis Bar sur Loup pour nous rendre au Gorge du Loup. Contrairement à ce qu’on nous avait annoncé, c’est assez long car le dénivelé est important. Nous sommes récompensés à notre arrivés en découvrant les gorges. La lumière est moins importante. La végétation luxuriante. L’eau limpide est assez profonde. Le courant est soutenu. La température ne doit pas dépasser les 15 degrés. Seul Lulu arrive à se baigner entièrement avec cette température mais ça fait du bien au mollet.
Nous revenons au pas de course vers 20H30. Soirée tranquille. La lune est splendide. Nous commençons à nous détendre.vaisselle face au grandioseVan lifeGorges du Loup, beauté sauvage, nature luxuriante



Jour 3 Mardi 28 juillet 2026
Journée visite. Nous commençons par Vence à une vingtaine de minutes de Bar sur Loup. Niché au sein d’une enceinte fortifiée datant du moyen-âge, ce tout petit village a su conserver son âme. Nous sommes malheureusement passés à côté de la Chapelle Matisse sans la voir. Je me souviens l’avoir visitée lors de notre premier voyage, en 2017 probablement. Cela m’avait beaucoup plu. J’espère que nous aurons le temps d’y retourner.
Nous pique niquons dans le van rapidement. Il fait chaud. Nous visitons ensuite, pour la deuxième fois de notre vie, la fondation Maeght. Nous avons l’immense chance de bénéficier d’une visite guidée. C’est tellement enrichissant.
Aimé et Marguerite Maeght avaient un petit commerce de meubles et de postes TSF. Aimé parti pour combattre durant la seconde guerre mondiale, Marguerite se retrouve seule. Elle commence a exposé des œuvres dans la boutique. Rapidement, cette activité sera plus lucrative et permettra au couple de rentrer dans un cercle d’artistes. En parallèle, Margueritte aide les résistants. A la fin de la guerre, les Maeght ouvrent une maison d’édition et une imprimerie. Après avoir perdu leur petit garçon, avec leurs amis artistes dont Braque et Léger, ils décident de créer la fondation. Les Maegtht et les artistes coconstruiront ce lieu magique comme un univers et non comme un musée. Tout est déroutant, rien n’est logique. L’art s’inscrit dans la nature et vis versa. On sent les influences de Le Corbusier dans les éléments architecturaux conçus édifiés tels des pièces d’un village : la mairie, l’église, les maisons…
A l’intérieur, plusieurs œuvres de Léger Braques; Alberto Giacometti, Miro et le plus grand tableau de Chagall La Vie considéré comme un trésor national.
Labyrinthe de Miro, mosaïque Bienvenue de Chagall…
Nous visitons ensuite Saint Paul de Vence. C’est beaucoup plus touristique que Vence quoique aussi joli. Nous sommes un peu déçu par la Chapelle de pénitents blancs dont on nous avait dit le plus grand bien.
Nous finissons l’après-midi en allant nous baigner à Cagnes. La mer méditerranée est à 28 degrés. C’est incroyable. Malgré tout, l’eau est transparente, sans algues ou méduses. Nous profitons à 100%.








Jour 4 mercredi 29 juillet 2026
Matinée tranquille puis promenade et baignade dans les gorges du Loup. L’eau est très fraiche mais c’est un plaisir par ce temps. Les quelques personnes que nous croisons se baignent rapidement puis lézardent au soleil, le plus souvent en bouquinant.
Nous visitons ensuite le village de Gourdon. C’est adorable mais l’accueil est plutôt froid. On nous rappelle, à plusieurs reprises, que les magasins et cafés ferment à 19 heures, alors même qu’il n’est que 18 heures. Tout au long de cette journée, nous constatons à quel point les autochtones sont nerveux.






Jour 5 : jeudi 30 juillet 2026
Nous nous somme réveillés de bonne heure pour une journée passion Formule 1 à Monaco. Nous sommes arrivés vers 11h après une bonne heure de route. Les kilomètres sont longs en montagne. Nous nous sommes stationnés dans un immense parking souterrain d’une dizaine d’étages. Delà, nous avons pris une navette gratuite jusqu’au Rocher. Il n’y a pas eu énormément de monde, essentiellement des touristes étrangers notamment des anglais, des polonais et des hollandais. Nous avons marché jusqu’au palais du Prince de Monaco. Nous avons eu la chance de le voir à moins de 10 mètres. Il prenait sa voiture sans escorte particulière. Il est monté à l’avant du véhicule. Monaco est une principauté avec à sa tête le prince souverain Albert II. Sa femme est la princesse Charlène de Monaco. Ils ont eu 4 enfants.
Nous nous sommes promenés dans les rues puis nous avons pique-niqué dans les jardins Saint Martin, le premier jardin public de la principauté (356 arbres, 157 espèces, près de 10 000 mètres carrés) Nos sandwichs étaient d’autant meilleur que la vue sur le port et la mer était belle.
Nous avons ensuite suivi le circuit parcouru par les voitures de Formule 1. Nous avons fait une halte pour admirer la collection de voitures du prince.
Nous sommes entrés brièvement dans le hall du célèbre casino. Les dorures ne manquent pas. En sortant, nous avons croisé l’influenceur GMK, connu pour ses vidéos sur les voitures.
Nous avons été contents de retrouver notre campement après cette chaude journée à marcher. Soirée lecture et blog qui ne fonctionne pas comme nous souhaiterions.






Jour 6 : Vendredi 31 juillet
Journée off après celle d’hier qui a été un marathon. Nous avons lu, discuté… Le camping est très calme. La piscine vue sur la montagne très agréable et propre. Olivier dans la montagne. Il y a en a partout


Jour 7 : samedi 1er août
Nous sommes partis pour Nice en milieu de matinée. Lulu avait visité cette ville dans le cadre de son travail et en gardait un bon souvenir. Un détail important distingue ces deux expériences. Son déplacement professionnel a eu lieu au mois de mai. Nous sommes le 1er août.
Nous nous sommes garés sur le parking relai puis nous avons pris le tramway jusqu’au centre historique. Il a fait extrêmement chaud. Cela a probablement contribué à ternir la visite. Les ruelles étroites sont bordées de hautes maisons colorées. Nous sommes montés sur les hauts de Nice. Delà, le point de vue sur la baie est impressionnant mais l’architecture et le trafic tant fluvial qu’aérienne penser à Gènes. Les enfants nous apprennent que Nice était à l’origine italienne. Grimaldi a fait cadeau de ce territoire à la France lors de l’unification des royaumes d’Italie.
Nous nous sommes promenés sur le port. Y sont stationnés essentiellement paquebots à la grandeur insolente. Sous une chaleur harassante, nous avons rejoint la promenade des anglais. Il y avait tellement de monde que nous n’avons pas trouvé le goût de nous baigner. Nous nous attendions à une station balnéaire plutôt chic. Ce n’a pas été le cas. La pauvreté est visible partout.
Nous avons ensuite rejoint Cagnes sur mer pour nous baigner. La mer est si chaude qu’elle parvient à peine à nous rafraichir.












Jour 8 : dimanche 2 août
Nous quittons notre petit camping aujourd’hui. Nous avons passé une excellente semaine dans un calme réparateur et une nature verdoyante reposante. Toutefois, nous ne regretterons pas le tempérament froid des autochtones.
Nous nous dirigeons vers Vérone avec une halte baignade au lac de Garde. C’est le plus grands des lacs italiens. Nous sommes émerveillés quand nous le découvrons en contre bas, à la sortie d’un virage. Sa grandeur donne l’illusion d’être face à la mer. Du bas, il parait moins grandiose que le lac majeur ou le lac de Come que nous avions découverts avec Victor, Cécile, Paul et Valentin, en 2015. Nous nous baignons dans une eau un peu boueuse et pleine d’algues. C’est moins agréable que la Méditerranée mais cela a le mérite de nous rafraichir et la vue sur les Alpes n’est pas déplaisante.
Nous arrivons à l’agritourismo Oro Verde près de Vérone, ni aussi joli, ni aussi calme que celui de Bar sur Loup mais tout près de Vérone. Nous intégrons pleinement que nous sommes en Italie quand on nous demande 12 euros de taxes de séjour pour une nuit, à payer exclusivement en cash. Quand je fais observer que c’est étrange, la personne de l’accueil accepte que je paye par carte.




Jour 9 : lundi 3 août
Le camping n’est vraiment pas à la hauteur de nos attentes. Nous entendons l’autoroute. Nous sommes collés à un autre Van alors que le champs et vide. Les guêpes sont sur existées. Claire s’est d’ailleurs fait piquer au doigt. Rien de méchant mais ce n’est pas très agréable. Nous sommes réveillés très tôt par la chaleur. Contrairement aux affirmations de la personnes de l’accueil, l’emplacement n’est absolument pas à l’ombre. Ces mauvaises conditions ont au moins pour mérite de nous faire décoller de bonne heure.


Nous arrivons à Vérone avant 10 heures – une prouesse pour nous. Nous visitons l’ancienne ville le matin. les ruelles sont à l’ombre. C’est agréable. Nous commençons par la piazza delle Erbe. Les bâtiments qui l’entourent sont typiquement italiens. Nous passons ensuite à côté des arènes de Vérone sans pouvoir y rentrer à cause d’une fermeture temporaire. L’immense amphithéâtre romain a été construit au premier siècle après Jésus Christ. Il accueille l’été un grand festival d’opéra. Nous avons le plaisir d’observer les différents décors dont un éléphant qui nous évoque des souvenirs nantais.
Nous déambulons sur les différentes places, observons la Tour des Lamberti, le Castelvecchio et le pont Scaliger de 120 mètres de long qui enjambe l’Adige . Après avoir dégusté des parts de pizza, nous visitons le théâtre où est joué Roméo et Juliette. Nous passons dans la cour du balcon de Juliette. Il s’agit d’un leur pour touriste car dans la pièce de Shakespeare, il n’y avait pas de balcon. La ville a su profiter et créer une véritable légende autour des amants maudits. La chaleur étouffante du milieu d’après-midi gâche un peu le plaisir de la promenade. Nous repartons fourbus.

















Nous devions dormir à côté d’un petit village moyenâgeux, Soave. En passant devant, Ludovic, le moins difficile d’entre nous, décide de ne pas s’arrêter. Il s’agit encore une fois d’un champs complétement au soleil. Nous visitons rapidement le village puis partons vers notre étape d’après les collines Euragéennes. Il s’agit d’un parc naturel qui regorge de sources thermales. Pour y arriver, nous passons par une toute petite route de campagne. Nous observons la richesse agricole. La récolte du maïs bat son plein. Nous croisons un vrai défilé de camions plein d’ensilage de maïs. Nous sommes ébahis par deux énormes machines pour récolter les pommes de terre qui sillonnent un même champ. 4 personnes sont perchées sur chacune d’elle. Nous traversons également des champs tout vert qui nous font penser sans conviction à une culture d’épinard. Après vérification, il semblerait que ce soit plus de la chicorée italienne.
Nous arrivons dans le camping à la ferme Alba. Nous avons immédiatement le coup de foudre. C’est calme, vert et propre. Nous nous posons enfin autour d’une jolie piscine pour nager puis lire.




Jour 10 : mardi 4 août
Nous nous réveillons tranquillement de bonne heure. Il fait déjà très chaud. Après une matinée tranquille, nous nous dirigeons vers Padoue. La chaleur est assommante. Il fait 36 degrés à l’ombre. C’est difficilement tenable au soleil.
Nous commençons par visiter la basilique Sainte Justine (Santa Giustina) Sa façade en brique est massive. En rentrant, la surprise est au rendez-vous. La basilique a des dimensions impressionnantes. La hauteur sous voute compte parmi les plus importante que nous ayons jamais vu ( 122 m de long pour 82 m de large . Il s’agit d’une ancienne abbaye. Sa forme actuelle date du XVII è siècle. L’abbaye fut fermée en 1810 par Napoléon Bonaparte et ses moines expulsés. L’ancien monastère a rouvert au public en 1919. Mozart a joué dans la basilique et a une plaque à son nom.
Les dimensions impressionnantes de la basilique font écho à celle de la place qui la borde : la place du pratto della valle. Les padouans l’appellent la prairie sans herbe. Elle est parfois considérée comme un musée à ciel ouvert. Elle est entourée de demeures historiques et jalonnée de 78 statues.
Nous déambulons ensuite dans les rues. C’est très calme. Il y a peu de touristes. Ce qui est fortement agréable.
La basilique Saint Antoine de Padoue. Le corps de Saint Antoine (patron des objets perdus) y repose. Son style est hétéroclite avec une façade romane, des coupoles byzanto-vénitiennes, des clochers et intérieurs iconiques.
Les italiens sont plutôt cools dans cette région. C’est agréable.
Nous rentrons ensuite au campement en faisant deux petites haltes : Décathlon et Lidl. Pas de dépaysement dans les courses.
Nous découvrons sur une serviette de toilette la mue d’une mante religieuse. C’est une découverte rigolote.




Jour 11 : mercredi 5 août
Ce matin, nous partons à la découverte des collines Eugannéennes et de leurs termes. La chaleur est encore écrasante. Nous sommes donc ravis de la ventilation / semi- clim du Van. Nous passons successivement par Monselice, Battaglia terme, Villa Bargarigo, Arqua Petraca, Baone et Este. Nous nous arrêtons pour faire de petites promenades. Nous sommes vraiment surpris de ne croiser aucun touriste. Pourtant les villages sont jolis et pourraient concurrencer ceux toscans. de magnifiques villas parsèment la campagne. Un entrepreneur audacieux pourraient créer un petit paradis tout en préservant le calme, loin de l’industrie touristique.
L’après-midi, la chaleur est si écrasante que nous ne pouvons pas bouger. Même l’eau de la piscine ne suffit pas à nous rafraichir. C’est la première fois que nous supportons si mal. Le soir, nous sommes fatigués. Nous prenons une petite pizza maison au camping et nous nous renseignons sur le climat local. Nous souffrons de ce que les italiens appellent l’afa, une chaleur moite, lourde et extrêmement chargée en humidité. Cet effet sauna s’explique ainsi :
- une cuvette géographique : la plaine du Pô et la Vénétie sont bordées par les Alpes au nord – ouest et les Apennins au sud. L’air y reste bloqué.
- La région compte de nombreux points d’eau, de rizières, de zones agricoles irriguées . Nous avions effectivement vu de nombreux canaux qui séparaient les champs quand nous sommes arrivés. De plus, la mer adriatique est chaude et peu profonde. L’eau s’évapore sous le soleil et toute cette humidité reste emprisonnée dans la plaine. C’est ce qui crée cette sensation d’air lourd qui ne bouge pas et empêche la transpiration s’évaporer. Cela explique que nous soyons en permanence humide.
Faute de réussir la danse de la pluie, la soirée est donc consacrée à revoir notre plan de route.






Jour 12 : jeudi 6 août
La nuit a encore été très chaude. Nous ne sommes pas descendus au dessous de 26 degrés. Toutes les portes du van sont ouvertes mais pas un seul courant d’air vient ne le traverse. Notre idée de rejoindre la montagne est confirmée. Avant cela, nous visitons Vicence. C’est une très belle surprise. Comme toutes les villes de la région, le centre est en zone ZFE. Nous laissons le van, au parking relai. De là, nous prenons un bus gratuitement pour l’ultra centre.
Nous commençons par visiter le théâtre olympique. Ses plans ont été pensés par le célèbre architecte Palladio. L’espace était contraint car le théâtre devait tenir dans un château. La scène devait être en demi cercle. Le décor est bluffant . On se croirait devant un monument en pierre. Il s’agit en fait de carton pate. L’arrière du décor est en bois. Ce dernier et les gradins en bois sont d’origine (XVIè siècle)
Nous déambulons ensuite devant et dans les divers monuments de la ville : Palais Chiericatti, la casa Cogollo ,l’église Santa Corona, Palais Thiène, la splendide Piazza dei Signori, le duomo. Nous nous accordons à dire que c’est la plus belle ville italienne que nous ayons vue cette année.
Nous déjeunons dans un parc sur le hauts de Vicenze. La vue est magnifique.
Nous partons ensuite pour les pré Alpes. Nous campons à Vitoria Veneto au camping Riva d’Oré. Le paysage est magnifique. Les petites montagnes sont verdoyantes. Le lac offre un paysage apaisant. Le camping en revanche fait peur. Il a du vivre de beaux moments mais semble être laissé sans travaux de modernisation depuis un long moment. De très vielles caravanes et cabanes parsèment le terrain. La rouille s’installe. Les sanitaires sont exceptionnels. Pas de portes pleines aux douches, du salpêtre, une gouttière emmène les eaux usées directement dans les eaux pluviales.
Nous allons nous baigner dans le lac et lire sur l’herbe. C’est très agréable. Le paysage est incroyable quand on regarde le lac mais sur les côtés s’imposent les stigmates d’un ancien centre touristique avec des ruines de cabines de plage, d’un plongeoir. Le tout est semi condamné mais pas sécurisé. C’est étrange.
Nous sommes bien embêtés car le lieu invite à rester d’autant que la température a baissé et que le vent est au rendez-vous. Nous constatons avec plaisir que nous sommes secs. Nous passons encore la soirée à revoir le plan de route. Il y a très peu de campings. Nous cherchons donc le meilleur plan.



Jour 13 : vendredi 7 août
La soirée d’hier a été mouvementée. Nous sentions que l’orage montait. Nous avons donc tout rangé après le repas. Les trois jeunes français à côté de nous n’avaient pas l’air de s’inquiéter. Ils avaient juste installé 2 hamacs et un matelas de gym par terre. Ils sont restés impassibles quand la pluie a commencé à tomber. Dorian était parti téléphoner à l’entrée du camping. Or, le vent soufflait de plus en plus fort. Tout d’un coup sa tente s’est retournée. Elle s’est bloquée sur un lampadaire. Heureusement que Dorian n’était pas dedans. Cela dit il aurait été judicieux de sa part de mettre quelques sardines / piquets. Nous avons essayé de le faire mais le temps se déchainait. Nous l’avons rapatrié en urgence dans le van. C’est incroyable comme celui-ci est logeable. En l’espace de quelques minutes, nous avons tout lancé dedans : matelas à moitié dégonflé, tente, sacs, duvet et une tonne de feuilles et petits bouts de bois
De leur côté, les 3 jeunes commençaient à planter la leur à regret car ils mouraient d’envie de dormir dans leur hamac. Deux d’entre eux ont ensuite trouvé judicieux d’aller voir les éclairs. Le dernier d’entre eux est resté 20 minutes seuls a essayé comme il pouvait de retenir la tente. Toute la nuit, ils se sont relayés pour repiquer les sardines qui ne tenaient pas car le sol était trop dur. Assez étrangement, ils avaient mis des bouteilles, non sur les sardines mais autour. C’est une méthode assez particulière pour éviter la foudre.
Le tonnerre a grondé pendant presque 3 heures mais nous avons pu dormir à l’abris.
Les lendemains d’orage en camping sont souvent rigolos. Chacun essui les dégats et tous se racontent la nuit. De notre côté, nous avions laissé les fenêtres à l’avant ouvertes pour faire de l’air mais avions oublié de les fermer. Les marches pieds étaient donc légèrement humides. Les jeunes d’à côté n’avaient pas bien dormis mais restaient optimistes pour leur projet : aller jusqu’à Athènes et revenir à Paris en moins de 20 jours en piquant le moins possible la tente et en évitant de dormir dans leur voiture. Ils étaient déjà à leur 4è jour ! Un autre couple en tente a dormi dans sa voiture.

Aujourd’hui, nous avons découvert les paysages grandioses du parc naturel des dolomites. A chaque visage, des whaou et des oh nous échappaient. Nous sommes montés jusqu’à 1300 mètres. La montagne est ciselée. La végétation est très verte. Il en émane u mélange de rudesse et de douceur. L’architecture des maisons ressemble beaucoup à celle que nous voyons en Savoie. Malheureusement, il n’y a pas de camping dans le parc. Nous redescendons près du lac de la veille à Vittorio Venite mais décidons de changer de camping. Nous passons au retour par la route des vins du Prosecco. Nous traversons Valdobbiadene. Dorian y a effectué un séjour linguistique chez Francesco. Nous ne pourrons malheureusement pas voir ce dernier car il est occupé. La route est magnifique. Les vignes sont hautes et organisées en espalier sur le flan des collines. Toutes les vendanges se font à la mains. Le vin est ensuite mis en bouteille et vendu par des coopératives. Le prosecco est un vin blanc légèrement pétillant. Cela ressemble un peu à de la Clairette avec moins de bulles.








Journée 14 : samedi 8 août
Nous quittons à regret la région. Nous espérons pouvoir revenir un jour randonner quelques jours dans les Dolomites. Nous nous dirigeons vers la côte Adriatique au nord de Venise. En chemin, nous traversons plusieurs villages. La Vénétie est beaucoup plus proche de la France en termes de mode de vie que les autres régions que nous avons jusqu’ici visitées notamment la Campanie (Naples). Les petites villes possèdent souvent de belles pistes cyclables. Nous croisons de nombreux vélos. C’est une région riche. Le PIB est légèrement plus important que celui de la France.
Nous effectuons nos courses pour la première fois dans un magasin italien pour pouvoir goûter des spécialités. Nous trouvons notre bonheur. Nous sommes toutefois prudents en termes de volume de course car la glacière du van a montré des signes de faiblesses en début de semaine. Cela était certainement dû aux forte chaleur. Elle refait désormais du froid mais nous ne voulons pas perdre de denrées.
Nous finissons l’après-midi par des baignades dans l’adriatique ; une première pour Timéo. C’est un peu frustrant pour lui. Il souffre d’une petite otite et ne peut donc pas mettre sa tête dans l’eau. Nous profitons quand même de l’eau chaude et très salée. La plage est divisée en deux. La partie supérieure est recouverte de transats payants, plus bas, les emplacements sont libres. Le littoral est bordé d’arbres. A l’exception de deux tours assez laides, nous ne voyons pas de constructions depuis la plage.
Nous campons au camping cigno bianco à Cortellazzo.
La nuit s’annonce paisible : pas d’orage en vue et la température est idéale.






Jour 15 : dimanche 9 août
Journée off. Nous nous réveillons très tranquillement. Nous sommes vraiment une famille qui dormons beaucoup. En vacances, nous dormons très facilement 10 à 11 heures par nuit. Timéo se prélasse dans son lit toute la matinée. Quant à nous, nous organisons la suite et fin de notre séjour. Ce n’est pas si simple : repérage, renseignement, circuit, réservation…
Nous passons l’après-midi à lire et à nous baigner dans la mer.
Nous nous sentons vraiment bien dans ce camping. Le personnel est très sympathique. Quand nous sommes arrivés, le monsieur nous a aidé à brancher l’électricité. Aujourd’hui, son collègue nous a accompagné pour lancer la machine à laver. Nous coupons complètement. La ville semble plutôt chic mais sobre. Les personnes sont calmes, posées. Nous sommes juste surpris qu’ils se promènent en maillot de bain dans la rue et fument sur la plage.
Dernier rapport d’étonnement. Les campeurs autour de nous sont de nationalité différente de celle que nous avons l’habitude de croiser : danois, tchèques, croates, hongrois, autrichiens et plus surprenant ukrainiens.


Jour 16 : lundi 10 août
Nous entamons aujourd’hui l’avant dernière étape de notre périple. Avant cela, nous passons prendre la copine de Dorian, Solène, à l’aéroport. Partager le voyage avec elle fait partie des souhaits de cadeau de Dorian pour ses 18 ans.
Nous rejoignons avec elle le camping Rialto. Après nous être rapidement installés, nous prenons le bus. C’est magnifique. Il y a de l’eau partout, de petits bateaux à voile naviguent paisiblement. Dix minutes plus tard, nous arrivons à la piazza Romane. C’est partie pour visiter Venise : le cadeau pour mes 40 ans, quelques années plus tard.
Nous commençons par déambuler dans les petites rues. Nous nous éloignons ainsi des touristes. C’est plutôt calme. Nous sommes juste surpris par la présence d’un homme à plusieurs moments de notre déambulation. Il semble nous avoir repérés. C’est aussi notre cas. Nous redoublons de vigilance et ce d’autant plus que des affiches invitent à faire attention aux piques Pocket.
Nous traversons de nombreux petits canaux en passant par des petits ponts jusqu’à arriver à la place Saint Marc. La place est majestueuse, beaucoup plus grande que ce que nous imaginions. Nous sommes également surpris de constater qu’il n’y a pas tant de monde que cela. De nombreux bâtiments entourent la place :
La tour de l’horloge qui donne l’heure, le cycle de la lune et le signe du zodiac. A son sommet, deux statues dites des Maures de Venise (en raison de leur couleur brune) se font face. Elles représentent deux bergers qui frappent les heures avec une massue sur une grosse cloche. Le Maure barbue est appelé le Vieux et l’autre Le Jeune. Le Vieux sonne l’heure deux minutes avant l’heure exacte et l’autre deux minutes après. Cela permet de signifier le temps à venir et de recompter au besoin le nombre coups sonnés et donc l’heure.
A sa droite, la basilique Saint Marc se pare de nombreuses statues et ses ornement dorés brillent au soleil.
Avant de faire le tour de la place, nous nous dirigeons vers le palais des Doges puis le pont des soupirs aussi célèbre que petit. Il est couvert. Il permettait de passer du palais des Doges aux prisons. Nous en saurons plus mercredi lorsque nous le visiterons.
Nous repartons vers la place Saint Marc. A pratiquement 19 heures, elle est quasiment vide. C’est agréable. Nous savourons la richesse de l’architecture et l’imposant campanile tout en écoutant le concert donné dans un restaurant.
Nous nous dirigeons vers la Scalla Contarini del Bovolo et son escalier dit Othello en référence à la pièce de Shakespeare. Il est trop tard pour visiter la librairie qui range tous ses livres dans des gondoles. Nous passons sur le pont Rialto puis le quartier juif et rentrons au campement fourbus par la chaleur.
La nuit ne sera pas de tout repos. Il n’y a pas d’air et l’environnement est très bruyant : route et musique. Venise se mérite.


























Jour 17 : mardi 11 août
Nous nous réveillons de bonne heure un peu fourbus mais motivés pour la suite. Nous partons vers 9h30. Nous prenons d’abord le bus jusqu’à la piazza Romale (10 minutes) Delà, nous prenons le vaporetto (ligne 3) jusqu’à Murano. Nous mettons une trentaine de minutes à traverser. L’architecture de cette première île est assez semblable à celle de Venise. Des maisons couleur ocre et terracota bordent des canaux. La spécialité connue dans le monde entier est la soufflerie de verre. Nous avons la chance de voir un souffleur de verre à l’œuvre. Il prend la matière dans le feu, au bout d’un long tuyau fin. Il la plonge dans des pigments. Il peut souffler ou pas dedans. En l’espace de quelques minutes, il confectionne un vase avec des anses et un cheval. C’est impressionnant mais je pensais voir des souffleurs de verre comme dans le sud de la France. Ce n’est pas le cas.
Après avoir fait le tour de l’île, nous reprenons le vaporetto pour Burano. C’est le coup de coeur. Les maisons sont peintes de toutes les couleurs dans des tons vifs. Il y a du monde dans les vaporetto mais une fois sur l’île, c’est très raisonnable.
Nous pique niquons à l’ombre, face à la mer. Ludovic m’offre une jolie paire de boucles d’oreille pour ma fête. Nous poursuivons notre promenade. La température monte encore.
Malgré tout, nous décidons de reprendre le vaporetto pour visiter la dernière île : Torcello. L’ambiance y est plus bucolique et religieuse. Nous visitons l’église et le monastère. Nous nous asseyons dans le siège en pierre. Une légende dit que les personnes qui s’y asseyent reviendront sur l’île. Ca s’est révélé exact pour Dorian.
Le retour vers le camping est long et pas très agréable. Nous prenons successivement deux vaporettos. Le deuxième est bondé et s’arrête très fréquemment.
Nous sommes donc ravis de pouvoir faire une pause dans une piscine à notre retour. Nous nous assoupissons brièvement après notre baignade.
































Jour 18 : mercredi 12 août
Nous quittons le camping dès 8 heures pour aller visiter le palais des Doges. Pour ce faire, nous prenons d’abord le bus jusqu’à la Piazza Romale puis le vaporetto, ligne 1. C’est celle qui traverse le Canal Grande d’un bout à l’autre. Il s’arrête tous les 100 mètres pour relier chacune des berges. Nous mettons pratiquement une heure à aller à la Place San Marco. Nous nous lassons et finissons à pieds.
Nous avons acheté un PASS Venezia Unica chacun. Il induit les visites des Palais des Doges, du théâtre de la Fenice et de la fondation Guggenheim. Nous n’avons pas réussi, lors de notre commande à réserver une heure en particulier. Le site semblait suggérer qu’il s’agissait de billets coupe file pour n’importe quelle heure. Nous avons été très méfiants car nous savons que les arnaques sont nombreuses sur Internet. Cela ne nous empêche pas d’avoir une légère déconvenue en arrivant au Pallazzo Ducale. Nous ne pouvons entrer qu’à partir de midi. Heureusement, nous arrivons à réorganiser notre journée facilement et nous n’aurons pas d’autres contre temps.
Nous commençons par le théâtre de la Fénice. Il se nomme ainsi car il a brûlé à plusieurs reprises et renait toujours de ses cendres. Les architectes qui ont réalisé les trois rénovations successives ont veillé à garder l’esprit et les richesses d’origine. Nous avons été frappés par :
- la taille du théâtre. Il peut accueillir 1080 places.
- L’homogénéité des couleurs qui crée des effets optiques et une luminosité dans la salle. Chaque loge possède un mur bleu turquoise. Elles sont toutes identiques. Cependant l’harmonie a été rompue quand Napoléon Bonaparte a souhaité avoir une loge royale. Plusieurs petites loges ont été réunies pour créer l’espace royale, tapissé de miroir et d’or, dans un esprit roccoco. Trois kilos d’or ont été appliqués sur les murs et le plafond du théâtre. Ce dernier est quasiment plat. Cependant, les peintures en cercles concentriques dans un camaïeu de bleu donnent l’illusion de voir une coupole.
- le fait que Maria Callas a débuté sa carrière à la Fenicé.
- La suite de la visite inclut la découverte de salles annexes, : salon, café, salle de concert. Nous comprenons que la Fénéicé était également un lieu de rencontres et de sociabilisation. A l’origine, l’entrée de la Felice se faisait par la place mais également par un canal à l’arrière du théâtre.



Nous déambulons ensuite dans les rues de Venise. Nous serions curieux de savoir combien Venise compte de rues et de ruelles. Les logements sont numérotés les uns à la suite des autres sans être regroupés par rue.
Nous déjeunons rapidement une part de pizza roborative avant de visiter le Palais des Doges. Ces derniers sont les responsables de la démocratie. Ils sont élus à vie mais soumis à des règles strictes. Un seul a tenté un coup d’état à la suite duquel il a été banni puis décapité. Son portait a été retiré de la salle du Sénat. La richesse du Palais est impressionnante. Le roccoco est à son paroxisme. Chaque recoin est ouvragé. Des illustrations des dieux et des légendes sont partout. Les salles principales ont des dimensions impressionnantes et l’or est extrêmement (trop) présent. Nous restons une bonne heure et demie pour tout visiter. Le pont des soupirs est un peu déceptif. Une fois jugé, les prisonniers rejoignaient d’étroites geôles en passant par ce pont. De l’intérieur, nous ne voyons rien. Les touristes sont plutôt nombreux et l’air est rare. Ce n’a pas été le meilleur moment de la visite.






Nous nous rendons ensuite à la fondation Guggenheim. La collection est impressionnante. Nous renouons avec Braque, Léger, Giacommetti. Nous avons ainsi l’impression de boucler la boucle de nos vacances débutées avec la fondation Maeght. Les Guggenheim possèdent également de nombreux Picasso, Kandinsky, Modiano, Magritt, Dali… C’est impressionnant. Il nous semble dommage que certains d’entre eux soient exposés dans des couloirs plutôt étroits. De telles oeuvres auraient, peut-être, méritées des espaces plus grands avec une bonne hauteur sous plafond mais nous sommes à Venise. L’espace est compté.















Nous avons adoré Venise. Il nous reste encore beaucoup à découvrir mais nous sommes dans l’effet chic (nous sommes à Venise) ouf (nous allons quitter le monde et la chaleur.)
Ce soir, repos avant d’entamer en plusieurs jours la route du retour.
Jour 19 : jeudi 13 août
Nous entamons aujourd’hui la route du retour. Il nous reste deux escales.
La première est à Trévise. Nous n’avions pas trouvé de campement à l’aller. C’est une petite ville très paisible. une nouvelle fois, nous nous disons que la dolce vita s’applique plus à la Vénétie qu’à la Toscane. Les autochtones sont tranquilles. Nous nous promenons tranquillement pendant une bonne heure trente. L’église de style roman est extrêmement sobre au regard de tout le rococo vu à Venise. La crypte est accessible. Nous en profitons. Nous nous en voulons légèrement de ne pas encore pris de temps de revisiter la cathédrale saint Pierre de Nantes depuis sa rénovation.
Nous finissons la visite de la ville en goutant sa spécialité culinaire : le tiramisu. Il est excellent. Le goût de café ne prend pas le dessus et la fermeté de la crème est incroyable.





Nous reprenons ensuite la route. Nous roulons pendant 4 heures avec une halte pique nique au lac de Garde. Nous avons une chance incroyable de trouver une petite place dans un espace un peu plus reculé et une pelouse accueillante à l’ombre. C
Nous arrivons vers 17 heures au lac d’Orta à l’ouest du lac majeur. Le paysage est magnifique. Cela fait du bien de se retrouver dans la nature. Ce lac est un peu plus préservé du tourisme. Ce que nous recherchions. Nous arrivons à nous faire un petit coin cosy dans le camping bella vista San Giuollo. Nous finissons la journée à nous baigner dans le lac. Nous sommes impressionnés par un balai de canadaires. Après renseignements, il y a trois incendies, en cours dans une vallée de l’autre côté du lac. Les fumées ne viennent pas jusqu’à nous mais nous restons vigilants. Quelle tristesse !
Nous passons la fin de soirée sur la plage du lac à regarder les étoiles et à chanter. C’est un bon moment tout en douceur. Ode à la vie.





Jour 20 : vendredi 14 août
Nous faisons le pari un peu fou de profiter encore une journée de nos vacances. C’est un temps de pause comme nous n’en avons pas si fréquemment que ça. Réveil tardif, jeux de société, lecture, baignades, sauts dans l’eau. Ludovic s’en donne à cœur joie. Il grimpe sur des pieux d’amarrage et saute dans l’eau. Timéo fait de magnifiques photos.
Le soir, nous sommes atterrés de constater qu’une famille allume un barbecue à charbon alors que c’est formellement interdit. C’est une insulte au travail des soldats du feu !
Nous nous détendons en allant passer la soirée sur la plage du lac. Des jeunes passent de la musique et dansent. Nous faisons de même et regardons les étoiles.
Nous avons adoré nos vacances. Ce temps de repos permet de constater à quel point nous étions fatigués. Nous faisons deux voeux :
- rester le plus longtemps possible sur la fragile ligne du présent sans s’épuiser en navigation épuisante entre le passé et le futur.
- réussir à s’affranchir des jugements des autres pour goûter à la liberté d’être soi.







Jour 21 : samedi 15 août
On part du camping à 6H45. Ludovic conduit jusqu’à 9h. On passe le tunnel du Mont Blanc plus rapidement que les fois précédentes. Nous avons la chance d’être trois conducteurs. C’est plus confortable. La circulation s’est un peu densifiée en milieu de matinée mais les routes sont globalement praticables.
Nous déjeunons dans la campagne mâconnaise à une coudée de l’autoroute.
