Jour 18 : mercredi 12 août

Nous quittons le camping dès 8 heures pour aller visiter le palais des Doges. Pour ce faire, nous prenons d’abord le bus jusqu’à la Piazza Romale puis le vaporetto, ligne 1. C’est celle qui traverse le Canal Grande d’un bout à l’autre. Il s’arrête tous les 100 mètres pour relier chacune des berges. Nous mettons pratiquement une heure à aller à la Place San Marco. Nous nous lassons et finissons à pieds.

Nous avons acheté un PASS Venezia Unica chacun. Il induit les visites des Palais des Doges, du théâtre de la Fenice et de la fondation Guggenheim. Nous n’avons pas réussi, lors de notre commande à réserver une heure en particulier. Le site semblait suggérer qu’il s’agissait de billets coupe file pour n’importe quelle heure. Nous avons été très méfiants car nous savons que les arnaques sont nombreuses sur Internet. Cela ne nous empêche pas d’avoir une légère déconvenue en arrivant au Pallazzo Ducale. Nous ne pouvons entrer qu’à partir de midi. Heureusement, nous arrivons à réorganiser notre journée facilement et nous n’aurons pas d’autres contre temps.

Nous commençons par le théâtre de la Fénice. Il se nomme ainsi car il a brûlé à plusieurs reprises et renait toujours de ses cendres. Les architectes qui ont réalisé les trois rénovations successives ont veillé à garder l’esprit et les richesses d’origine. Nous avons été frappés par :

  • la taille du théâtre. Il peut accueillir 1080 places.
  • L’homogénéité des couleurs qui crée des effets optiques et une luminosité dans la salle. Chaque loge possède un mur bleu turquoise. Elles sont toutes identiques. Cependant l’harmonie a été rompue quand Napoléon Bonaparte a souhaité avoir une loge royale. Plusieurs petites loges ont été réunies pour créer l’espace royale, tapissé de miroir et d’or, dans un esprit roccoco. Trois kilos d’or ont été appliqués sur les murs et le plafond du théâtre. Ce dernier est quasiment plat. Cependant, les peintures en cercles concentriques dans un camaïeu de bleu donnent l’illusion de voir une coupole.
  • le fait que Maria Callas a débuté sa carrière à la Fenicé.
  • La suite de la visite inclut la découverte de salles annexes, : salon, café, salle de concert. Nous comprenons que la Fénéicé était également un lieu de rencontres et de sociabilisation. A l’origine, l’entrée de la Felice se faisait par la place mais également par un canal à l’arrière du théâtre.

Nous déambulons ensuite dans les rues de Venise. Nous serions curieux de savoir combien Venise compte de rues et de ruelles. Les logements sont numérotés les uns à la suite des autres sans être regroupés par rue.

Nous déjeunons rapidement une part de pizza roborative avant de visiter le Palais des Doges. Ces derniers sont les responsables de la démocratie. Ils sont élus à vie mais soumis à des règles strictes. Un seul a tenté un coup d’état à la suite duquel il a été banni puis décapité. Son portait a été retiré de la salle du Sénat. La richesse du Palais est impressionnante. Le roccoco est à son paroxisme. Chaque recoin est ouvragé. Des illustrations des dieux et des légendes sont partout. Les salles principales ont des dimensions impressionnantes et l’or est extrêmement (trop) présent. Nous restons une bonne heure et demie pour tout visiter. Le pont des soupirs est un peu déceptif. Une fois jugé, les prisonniers rejoignaient d’étroites geôles en passant par ce pont. De l’intérieur, nous ne voyons rien. Les touristes sont plutôt nombreux et l’air est rare. Ce n’a pas été le meilleur moment de la visite.

Nous nous rendons ensuite à la fondation Guggenheim. La collection est impressionnante. Nous renouons avec Braque, Léger, Giacommetti. Nous avons ainsi l’impression de boucler la boucle de nos vacances débutées avec la fondation Maeght. Les Guggenheim possèdent également de nombreux Picasso, Kandinsky, Modiano, Magritt, Dali… C’est impressionnant. Il nous semble dommage que certains d’entre eux soient exposés dans des couloirs plutôt étroits. De telles oeuvres auraient, peut-être, méritées des espaces plus grands avec une bonne hauteur sous plafond mais nous sommes à Venise. L’espace est compté.

Nous avons adoré Venise. Il nous reste encore beaucoup à découvrir mais nous sommes dans l’effet chic (nous sommes à Venise) ouf (nous allons quitter le monde et la chaleur.)

Ce soir, repos avant d’entamer en plusieurs jours la route du retour.

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